Dans l’univers des oméga 3, on connaît bien l’huile de poisson, l’huile de krill ou encore l’huile végétale de lin. Mais un nouvel acteur fait doucement parler de lui : le calanus. Riche en acides gras essentiels, respectueux de l’environnement et bien toléré par l’organisme, ce petit crustacé marin pourrait bien révolutionner notre manière de se complémenter en oméga 3. Découvrez pourquoi le calanus mérite toute votre attention.
C’EST QUOI LE CALANUS ?
Le calanus, de son nom scientifique Calanus finmarchicus, est un minuscule crustacé copépode qui vit dans les eaux froides et pures de l’Atlantique Nord. Il s’agit de l’espèce animale la plus abondante de la mer de Norvège. Il fait partie du zooplancton, ces micro-organismes marins à la base de la chaîne alimentaire océanique. En effet, le calanus est la nourriture favorite des larves de poisson comme le maquereau ou le hareng.
Il est réputé pour son huile qui est naturellement riche en oméga 3 EPA et DHA, considérée aujourd’hui comme la troisième génération d’oméga 3.
LA COMPOSITION UNIQUE DE L’HUILE DE CALANUS
L’huile de calanus possède une composition unique qui la différencie des autres huiles marines, comme celles de poisson ou de krill.
Oméga 3 sous forme d’esters de cire
Tout d’abord, ses oméga 3 se présentent sous la forme unique d’esters de cire et non sous forme de triglycérides, d’esters éthyliques ou de phospholipides comme c’est habituellement le cas. Cette forme se distingue des autres par son absorption particulière. En effet, contrairement aux autres formes d’oméga 3 elle est mieux assimilée et se digère plus loin au niveau de l’intestin, où se situent les récepteurs spécifiques d’acides gras libres FFA4 (GPR120). Ces récepteurs ont attiré l’attention de la communauté scientifique pour leur potentiel intérêt dans la prévention de l’inflammation, de l’obésité, de la résistance à l’insuline et du diabète de type 2.
Oméga 11 et policosanols marins
Cette huile ne contient pas seulement des oméga 3 DHA et EPA mais une quarantaine d’autres acides gras dont l’acide stéaridonique (SDA), un précurseur de l’EPA, des oméga 11 ainsi que des policosanols marins. Cette synergie d’actifs lui confère des effets complémentaires sur la gestion du poids, la résistance à l’insuline et la modulation du métabolisme lipidique.
L’huile de calanus est naturellement riche en astaxanthine
L’astaxanthine est un pigment rouge antioxydant de la famille des caroténoïdes. C’est ce fameux pigment qui donne leur couleur aux flamants roses, aux crevettes et aux saumons.
La capacité antioxydante de l’astaxanthine dépasse celle d’autres caroténoïdes comme le bêta-carotène et la lutéine, et surpasse même certaines vitamines, comme les vitamines C et E.
Ce puissant antioxydant aide à protéger l’huile de calanus de l’oxydation, garantissant ainsi sa fraîcheur et sa qualité. Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’y ajouter des additifs contrairement à l’huile de poisson.
QUELS SONT LES BIENFAITS DE L‘HUILE DE CALANUS ?
Un soutien précieux pour la gestion du poids
L’un des effets les plus intéressants de cette huile est son action sur le métabolisme énergétique. Effectivement, les oméga 3 sous forme d’esters de cire de l’huile de calanus activent les récepteurs GPR120 qui sont impliqués dans la régulation du poids corporel. Des études ont montré que le dysfonctionnement de ces récepteurs est associé à un risque accru d’obésité, de diabète et de maladies du foie. Ils pourraient d’ailleurs devenir une cible pour de futurs traitements contre l’obésité.
Action sur la résistance à l’insuline
Grâce à son action sur les récepteurs GPR120, l’huile de calanus montre également un effet prometteur sur la sensibilité à l’insuline. Elle contribuerait à améliorer certains marqueurs de l’équilibre glycémique, comme une diminution de l’insulinémie à jeun et de l’indice HOMA-IR, indicateur de la résistance à l’insuline. Elle représente donc un atout pour les personnes présentant un syndrome métabolique ou souhaitant prévenir le développement d’un diabète de type 2.
Impact positif sur le microbiote intestinal
L’huile de calanus favoriserait un microbiote intestinal sain, ce qui pourrait expliquer une partie de ses effets bénéfiques sur le métabolisme et l’inflammation. Elle préviendrait également les modifications négatives du microbiote observées en cas d’obésité ou de régime riche en graisses, contribuant ainsi à une meilleure santé globale.
Huile de Calanus et SOPK
Les oméga 3 sont réputés pour leurs bienfaits chez les femmes atteintes du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques). Grâce à ses effets métaboliques et anti-inflammatoires, l’huile de calanus se démarque comme une source innovante d’oméga 3 dans la prise en charge du SOPK. Une étude a notamment montré que l’activation des récepteurs GPR120 pouvait réguler la fonction ovarienne, souvent altérée dans ce syndrome.
Protection cardiovasculaire
Comme toutes les bonnes sources d’EPA et DHA, l’huile de calanus participe à :
- la régulation des taux de triglycérides et de cholestérol dans le sang,
- la régulation de la pression artérielle,
- la prévention des dépôts d’athérome dans les artères.
Effets sur les fonctions cognitives et l’équilibre émotionnel
Le cerveau est composée à 60% d’acides gras dont 70% d’oméga 3 DHA. À l’image des autres sources d’oméga 3, l’huile de calanus exerce donc un effet bénéfique sur les fonctions cérébrales. Précisément, le DHA est un constituant majeur des membranes neuronales qui est indispensable pour leur bonne fluidité. Un apport insuffisant en EPA/DHA peut entraîner une rigidité membranaire qui nuit au bon fonctionnement cérébral. Résultat : troubles de la mémoire, troubles de l’humeur, difficultés de concentration, voire troubles neurodégénératifs.
QUELLES SONT LES DIFFÉRENCES ENTRE LE KRILL ET LE CALANUS ?
Le krill et le calanus sont deux sources marines d’oméga 3, mais leurs différences sont notables :
- Taille : le calanus mesure 2 à 3 mm, contre 40 à 60 mm pour le krill.
- Alimentation : le calanus se nourrit exclusivement de microalgues (phytoplancton), tandis que le krill, plus haut dans la chaîne alimentaire, consomme aussi du zooplancton, notamment… le calanus !
- Cycle de vie : plus court chez le calanus (1 an) que chez le krill (4 à 6 ans), ce qui rend sa pêche plus durable.
- Structure lipidique : les oméga 3 du krill sont sous forme de phospholipides, ceux du calanus sont des esters de cire.
- Astaxanthine : le calanus est 10 fois plus riche en astaxanthine que le krill, ce qui le rend naturellement plus stable.
En résumé, le calanus se distingue non seulement par sa composition et sa tolérance, mais aussi par son impact écologique réduit. Il incarne une nouvelle génération de compléments marins, à la fois efficaces, bien tolérés et durables.
Comme toujours pour manutra j’ai fait le choix de l’innovation, de l’efficacité, de la sécurité et de l’écoresponsabilité. J’ai donc choisi l’huile de calanus comme source d’oméga 3 DHA/EPA :
Mes oméga 3 DHA EPA issu d’huile de calanus
Article rédigé par Lise, Docteur en Pharmacie & Ingénieur en Nutraceutique
Références
« Benefits of Calanus Oil: Why Zooca® Calanus® Oil Deserves an Important Role ». Consulté le: 3 juin 2025. [En ligne]. Disponible sur: https://zooca.eu/discover-zooca-calanus-oil-sustainable-marine-omega-3/
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